Affichage des articles dont le libellé est passé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est passé. Afficher tous les articles

Deuxième résolution pour 2013



Nous sommes en 2013, quel privilège! J'ai passé le réveillon dans la présence de Dieu et la veillée a été très forte et agréable, une excellente façon pour bien commencer l'année, j'espère que vous avez fait de même, si vous ne l'avez pas fait... Regardons de l'avant! Vous vous souvenez de notre première résolution? Nous devons créer cette habitude pour tout dans la vie: se détacher du passé. Cela vaut même pour nos conquêtes d'hier, car pour conquérir aujourd'hui, nous devons faire plus et agir différemment d'hier, sinon, nous allons rester dans le passé - et ça c'est juste pour les musées.

La deuxième résolution est:

PARDONNER et PRIER pour ceux qui nous blessent.

Si vous pensez bien à cet enseignement du Seigneur Jésus, vous allez découvrir ô combien il est pratique. Lorsque nous gardons des rancunes et que nous restons tristes avec les personnes, nous restons attachées à elles, le saviez-vous? La tristesse et la rancune vous attachent à ce qui s'est passé et pour entretenir ces sentiments vous devez vous souvenir toujours de ce qui s'est passé et vous efforcer pour vous adapter à cela. Cela veut dire que la personne qui vous a fait du mal continue à vous porter préjudice dans le présent à cause de cette rancune, en d'autres mots, nous sommes en train d'entretenir cette mauvaise expérience.

Qui aime prendre des photos des mauvais moments? Personne! Tout le monde veut prendre des photos des bons moments pour pouvoir s'en souvenir - la même chose doit être faite avec les choses qui nous arrivent et pour cette raison nous ne devons pas garder de rancunes. Nous ne sommes pas en train de rendre service à ceux qui nous ont blessé, mais un énorme service à nous mêmes!

Celui qui pardonne est immédiatement délivré de ce qui s'est passé.

Parfois, il y des mauvaises expériences de personnes qui m'ont blessée qui viennent à ma mémoire et, pour ne pas créer de la rancune dans mon coeur, je prie en leur faveur. Cela marche toujours!

Donc, voici un message pour ceux qui aiment m'offenser et qui m'ont déjà offensé dans le passé:

Ce que vous avez fait, dit ou désiré contre moi n'a pas marché et ne marchera jamais. Que Dieu vous bénisse abondamment en 2013, je vous souhaite d'être heureux(se) afin de pouvoir transmettre ce bonheur dans vos paroles et attitudes, devenant ainsi une personne qui rend les autres heureux.

Défi Godllywood 31


Commettre des erreurs est humain, c'est ce que nous nous disons chaque fois que nous en commentons une, et c'est vrai, mais et lorsque l'erreur est toujours la même?

Pour le défi de cette semaine, vous allez vous demander pourquoi vous finissez par commettre toujours la même erreur. Vous allez chercher la racine du problème, car plusieurs fois à cause de notre passé, nous nous limitons à agir d'une certaine façon et à réagir à certaines situations d'une façon qui ne nous aide pas, au contraire, cela ne fait que nous nuire.

Demandez vous pourquoi et à chaque réponse, demandez vous à nouveau pourquoi, jusqu'à obtenir une conclusion concrète. Regardez mon exemple personnel, que j'ai réalisé il y a quelques temps:

FAIT: Je n'avais aucune expression pendant plusieurs années dans ma vie.

1. POURQUOI?
Parce que j'étais très timide et je ne me détachais en rien pendant mon enfance

2. POURQUOI?
Parce que je croyais que je devais faire cela pour que ma soeur soit heureuse.

3. POURQUOI?
Parce que je me sentais mal à l'aise d'être née parfaite et ma soeur avec un défaut.

CONCLUSION: J'ai découvert que je n'étais pas quelqu'un sans expression mais je le suis devenue à cause du problème de ma soeur, et que je pouvais sortir de cette coquille personnelle et devenir moi même.
J'ai cessé d'être une personne sans expression et j'ai commencé à briller.

J’étais un enfant normal



J’étais un enfant normal avec beaucoup d’idées, rêves, et une joie naturelle à l’intérieur de moi. Rien ne semblait difficile jusqu’alors, et je trouvais toujours une issue pour tout. J’avais 12 ans.

Apparemment, ce jour-là allait être comme n’importe quel autre. Mais c’était faux, tout a changé à partir de ce jour-là. Ce ne fut pas de ma faute – je n’aurais rien pu faire pour empêcher ce qui allait se passer.

J’ai été victime d’un abus sexuel alors que j’étais un enfant.

J’ai senti que ma vie s’était terminée à ce moment là. C’était comme si quelqu’un m’avait pris tout ce que j’avais. Les souvenirs du passé et les rêves du futur se sont effacés de ma mémoire. J’étais complètement vide. Je ne savais plus qui j’étais, ni quoi faire. Inconsciemment, j’ai dit adieu à la joie.

Chaque jour, j’essayais de me convaincre que cela n’était pas arrivé. Mais les images de l’abus étaient bien gravées dans ma tête. Je n’arrivais pas à les fuir. Petit à petit, ce moment a pris le contrôle de ma vie et il n’y avait de place pour rien d’autre.

Je suis restée sans forces, remplie de peur, découragement et beaucoup de tristesse. Bien que je n’avais rien fait d’erroné, je me sentais coupable. «Pourquoi?» - me demandais-je. «Et maintenant, que faire?»

Le secret… La douleur…

C’est étonnant ô combien de fois nous nous laissons traîner par des pensées erronées. C’est comme si notre tête devenait notre ennemie, nous faisant nous sentir pire que ce que nous sommes déjà.

Je voulais oublier cela, mais les images de l’abus venaient constamment dans ma tête. C’était un vrai combat. Et plus je voulais le vaincre, plus je me sentais coupable. Combien de fois me suis-je demandée : «Pourquoi cela m’est arrivée? Que dois-je faire? Je dois raconter à quelqu’un, mais à qui? Mes parents, mes amies, mon professeur? Ils ne vont pas me comprendre. C’est mieux de garder en secret…»

Même ainsi, j’ai essayé à plusieurs reprises de raconter à ma famille. Cependant, lorsque le moment arrivait, j’avais très peur et j’abandonnais. J’avais très honte. J’avais peur de la réaction de ma famille – de la douleur que j’allais leur apporter et qui certainement les détruirai aussi.

Mes notes scolaires allaient de mal en pis. Moi, chaque fois plus triste et dans mon coin. Ma famille me demandait le pourquoi de ce changement et les fantômes ne cessaient de revenir. Il semblait que ma souffrance et douleur n’allaient pas se terminer. Je suis arrivée au point de vouloir mourir…

J’ai attendu deux ans avant d’avoir le courage d’en parler à mes parents. Ce fut très difficile de trouver les mots pour leur expliquer ce qui s’était passé, bien que j’aie tout préparé à l’avance. J’attendais de recevoir de l’aide, un appui et du réconfort. Mais non. Je n’ai pas compris leur attitude.

Aujourd’hui, je sais ô combien cela fut difficile pour eux, mais à l’époque, j’avais vraiment besoin de leur aide.

La seule personne qui m’a réellement aidée…

Je crois que quelqu’un qui a subi ce genre de violence est d’accord pour dire que la plus grande douleur que nous ressentons, c’est à l’intérieur. Le corps peut être blessé, mais la douleur de l’âme est bien plus forte. Les blessures sur le corps disparaissent avec le temps. Mais, et la douleur à l’intérieur de nous? Comment la guérir?

Le Seigneur Jésus!

Il a été le seul qui ne m’a pas critiquée. Bien au contraire – Il m’a reçu les bras ouverts. Il m’a donnée un amour si grand qui ne peut même pas être comparé à l’amour d’une mère ou d’un père. Il m’a vraiment fait me sentir aimée, précieuse et importante.

J’ai décidé de Lui donner complètement ma vie et de me baptiser dans les eaux. Au moment de mon baptême, j’ai demandé au Seigneur Jésus de devenir une nouvelle personne, une nouvelle Teresa. Je voulais avoir la vie, la force, la paix, la joie et que tout soit nouveau pour moi.

Et c’est exactement ce qui s’est passé. Je suis née de nouveau. J’ai pardonné la personne qui m’a offensée. Je lui ai même parlé comme si rien ne s’était passé, car il était quelqu’un proche de ma famille.

Aujourd’hui, je ne souffre plus car mon passé ne fait plus partie de moi. Les images qui me tourmentaient jour et nuit ont été effacées.

Je raconte mon histoire, premièrement, pour vous dire que je comprends celles qui ont été abusées, agressées et maltraitées dans ce monde.

Et, deuxièmement, pour vous motiver à sortir de cette situation.

Il existe une fin pour cette douleur. Il suffit de faire ce que j’ai fait. Donnez votre vie au Seigneur Jésus. Il veut vous enlever ce poids, il suffit de Le laisser.

Teresa Silva, Australie

La Tamar à l’intérieur de moi


L’histoire de Tamar a eu un grand impact dans ma vie. Je ne suis pas en train de parler de Tamar de Juda. Je parle d’une Tamar bien moins connue dans la Bible. Celle-ci était la fille unique du roi David et elle a eu une fin très triste. Son histoire est racontée dans le livre de 2 Samuel 13:7-20.

Elle était une jeune fille très belle et elle a été abusée par son demi-frère Amnon. Dans cette histoire, nous pouvons constater deux points encore très communs en 2011.

Son frère de sang lui dit : “Maintenant, ma sœur, tais-toi, c'est ton frère; ne prends pas cette affaire trop à cœur.” Et à la fin de l’histoire: «Tamar, désolée, demeura dans la maison d'Absalom, son frère. »

C’est comme si tout le monde voulait vous étouffer au point que vous pensez que c’est erroné de parler de ce qui s’est passé et que c’est mieux de laisser cela dans le passé pour ne pas souffrir davantage.

Spécialement si l’agresseur est un membre ou ami de la famille. Pourquoi salir sa réputation devant le voisinage, la famille et les amis?

Alors, vous restez perdue dans vos pensées, vous cachez la vérité et vous faites semblant que tout va bien, que ce qui s’est passé ne vous a pas affectée, n’a pas gâché votre futur et vous vivez ainsi, jour après jour, en train de vous mentir à vous-même.

Et le résultat, c’est que la «fin» de votre histoire jusqu’à présent est semblable à celle de Tamar «vous vivez en désolation».

Laissez-moi vous dire une chose: quoi que ce soit qui se soit passé, cela a arraché un morceau de vous, pourquoi permettre que cela continue à vous blesser dans le présent et à vous voler un avenir meilleur?

Pourquoi vous insistez à vous dire à vous-même, pas avec des mots, mais avec des pensées destructrices – que vous n’avez pas de valeur, que la vie elle-même n’a pas de valeur, que vous ne trouverez jamais de l’aide, que vous n’avez plus de dignité?

Je crois en vous! Je crois dans votre avenir, je crois dans votre valeur et avec mes amies, nous voulons vous aider.

Ne me regardez pas comme quelqu’un qui veut faire preuve de charité. J’ai déjà été une Tamar pendant de longues années, victime d’abus et en train de vivre en désolation.

Tous autour de moi n’auraient jamais découvert: je cachais mon secret très profondément et très bien fermé. Jusqu’au jour où j’ai trouvé de l’aide et j’ai décidé de vivre en tant que survivante.

C’est cette même aide que je vous offre. Lorsque vous parlez, vous dénoncez, vous enlevez ce poids de vos épaules, vous affrontez votre peur et vous commencez à vivre de nouveau.

Rejoignez-nous et brisez le silence ce samedi, le 26 novembre dans une marche de combat contre la violence faite aux femmes. Cherchez le siège du Sisterhood le plus proche de chez vous.

Marcia Pires

Dans l’obscurité

Dans l’obscurité nous tombons, nous nous cognons, nous nous blessons, nous ne voyons presque rien. C’est un tourment de marcher dans l’obscurité, vous êtes pressé d’allumer la lumière. L’obscurité ne sert que pour des choses spécifiques, telles que dormir ou regarder un film. Sincèrement, je ne vois plus aucune utilité dans l’obscurité.

Cependant, plusieurs personnes y vivent, même en ayant la lumière allumée. Elles vivent en train de tomber, de se cogner et de se blesser. Elles pensent que le problème est tout sauf ce qui est logique: elles sont dans l’obscurité. Comment quelqu’un peut-il être dans l’obscurité sans le savoir?

Chaque fois que quelque chose est cachée, c’est parce qu’elle est dans l’obscurité. Si elle était en pleine lumière, elle ne serait pas cachée. La même chose se produit dans la vie, lorsqu’il y a des choses en vous qui sont cachées, c’est comme si vous étiez dans l’obscurité également. Personne ne peut vous aider et vous affrontez cela seule.

C’est lorsque nous sommes seules face à une situation que le danger se présente. Il y a beaucoup de pensées négatives qui viennent dans votre tête, et parce que vous êtes seule, il est difficile de les vaincre à tout instant. La pensée que personne n’est au courant et que vous êtes en train de tromper tout le monde pèse sur votre conscience, vous vous sentez mal et les conséquences sont diverses.

Voilà la raison de certaines attitudes que vous prenez et pour lesquelles vous ne savez pas pourquoi vous les avez prises. Vous dites des choses que vous ne vouliez pas dire, vous vous comportez d’une manière erronée avec les autres et vous le savez, mais vous ne comprenez pas pourquoi. Tout vient du passé, des racines, qui sont restées cachées depuis longtemps.

L’abus sexuel est l’une d’entre elles. Plusieurs femmes gardent leur passé à sept clefs. Elles ne veulent pas l’exposer, car c’est humiliant, mais le résultat de cela est encore plus humiliant: elles ne se délivrent pas.

Plusieurs femmes m’écrivent à ce sujet, faisant de moi la première personne à qui elles racontent ce qui leur est arrivé. Leur mère ne sait pas, leur mari ne sait pas, ni leur meilleure amie.

Comment pouvez-vous vous délivrer de quelque chose que vous gardez dans l’obscurité? Déchirons le silence, amenons tout à la lumière, car dans la lumière il n’y a rien qui puisse nous accuser.

Le 26 décembre, partout dans le Brésil et dans le monde, mes amies et moi nous lèverons contre la violence faite aux femmes. Nous n’allons plus garder en secret, ni faire semblant que rien n’arrive! Il est temps d’arrêter ces situations honteuses et d’aider celles qui vivent dans l’obscurité il y a si longtemps.

Pour plus d’informations, contactez-nous.

Déchirons-le

Le 25 novembre, c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, mais peu de femmes dans cette situation bénéficient de cette date. Pas seulement parce qu’elles n’ont pas connaissance de la même, mais pire, certaines ont connaissance, mais n’ont pas de forces pour prendre une attitude face à la violence dont elles sont victimes. Femmes au foyer, épouses dédiées, femmes intelligentes, jeunes femmes solitaires, enfants innocentes, enfin, des personnes du sexe féminin de tout âge sont les proies de la violence plus que jamais. Malheureusement, beaucoup n’ont jamais exposé la situation humiliante qu’elles subissent jour et nuit, ou même, cela est arrivé il y a longtemps, mais continue à les tourmenter.

C’est pour cette raison que le Sisterhood et la Femme V, les deux groupes les plus dominants de Godllywood, sont en train d’agir ce mois-ci pour aider ces femmes. Nous savons qu’il y a deux genres de femmes abusées : celles qui ont subi cela dans le passé et qui gardent ces souvenirs dans leur présent, qui les font souffrir ; et celles qui vivent ce drame à présent et ne savent pas comment s’en sortir, elles vivent dans la peur de tout perdre.

Nous réaliserons une marche le samedi 26 novembre. Toutes les collaboratrices du groupe, ainsi que toutes les femmes qui veulent lutter contre ce genre de violence, porteront un maillot, des pancartes et des invitations pour inviter toutes celles qui affrontent cette situation ou qui connaissent quelqu’un dans la même, pour la conférence « DECHIRONS LE SILENCE ».

Dans cette conférence, nous aurons la participation d’une femme qui a déjà subi des violences domestiques ; elle racontera son histoire et comment elle a tout surmonté. Il y aura également des assistantes sociales et des volontaires de la Police des Femmes pour aider et renseigner les présentes. Une pièce de théâtre sera présentée, au-delà de plusieurs surprises. Ce sera une conférence comme il n’y a jamais eu avant, les présentes ne recevront pas seulement des informations, mais des orientations pratiques pour savoir quoi faire dorénavant.

L’horaire sera différent en chaque ville, pour cette raison, nous vous conseillons de nous contacter. Si vous voulez participer à la marche et acheter un maillot pour soutenir l’événement, Godllywood ainsi que toutes les femmes présentes vous remercient d’avance !

Brisant le silence

L’abus sexuel, mental, émotionnel, physique, enfin… Tout type d’abus est intolérable. La victime en est témoin. Mais elle ne devrait pas être une victime pour le reste de sa vie. Elle mérite d’être heureuse, même au-delà d’une personne qui n’a jamais subit cela!

Chaque fois que je suis attaquée par le mal, je redouble mes forces pour lutter contre lui. Et je continuerai ainsi tant qu’il viendra contre moi. C’est une attitude qui ne me laisse pas tomber dans l’état de victime, mais plutôt d’une guerrière – cela me fait du bien. Même si un problème est face à moi, il ne me fait pas pleurer, au contraire, je réagis de façon constructive pour en finir avec lui.

Et c’est cela que les femmes qui ont subi un abus devraient comprendre. Leur volonté est de rester une victime, puisque ce qu’elles ont vécu est terrible; mais de quelle façon cela peut-il les aider? La victime perd toujours! Le secret, c’est de réagir, c’est de ne pas garder tout ce qu’on lance sur vous, au contraire, il faut se lever et lutter d’une façon constructive. Puisqu’on vous a fait du mal et que ce mal veut détruire le reste de votre vie, il est temps de le chasser, de réagir, de rendre la monnaie et prouver que votre vie ne dépend pas de ce qui s’est passé – levez-vous amie! Puisque cela vous est arrivé, vous devez aller encore plus de l’avant!

Le Sisterhood est en train de se lever contre la violence domestique, le 26 novembre, dans plusieurs pays. Contactez-nous pour plus d’informations.

Compréhension

Elles sont sensibles à chaque petit détail qui se produit autour d’elles. N’importe quelle chose qui soit dite ou faite a une signification, généralement quelque chose de négatif. Elles ne veulent pas être négatives tout le temps, elles essaient à tout prix de voir les choses différemment, mais comment y parvenir si lorsque elles avaient cette vision elles ont été abusées?

Les femmes abusées affrontent des traumas que nous ne pourrons jamais ni même essayer de comprendre. Leur passé est douloureux, leurs mémoires catastrophiques. Elles voulaient aller de l’avant, vivre leurs vies, avoir de nouveaux projets, mais pour une raison quelconque, elles se sentent esclaves de quelque chose qui est hors de leur contrôle… Leurs pensées sont constamment attachées à leur passé.

Le comportement typique de ces femmes, malheureusement, est la jalousie envers celles qui n’ont pas vécu ce qu’elles ont subi. Je les comprends, après tout, la question: «Pourquoi moi?» doit être toujours dans leurs têtes. Elles regardent une autre femme «heureuse» et elles voudraient avoir également un passé “propre”. Elles regardent les autres femmes et se demandent qu’est-ce qui a de spéciale chez elles, et pourquoi ne sont-elles pas elles-mêmes nées de cette façon…

Plusieurs personnes ne savent pas que ce comportement a des racines profondes.

J’ai déjà lutté contre de telles attitudes et, fréquemment, je devais faire semblant de ne pas m’apercevoir de la jalousie autour de moi. Au fond, je n’arrivais tout simplement pas à comprendre. Alors, je les critiquais. Quelque chose qui arrive normalement avec ceux qui ne comprennent pas comment fonctionnent les racines.

Un acte d’abus crée tout genre de mauvaises racines et ces racines continuent à grandir à l’intérieur de celles qui ont été abusées, tant qu’elles restent cachées. Les fruits que nous pouvons normalement voir de ces racines, ce sont les mauvaises relations – tout genre de relation, dont celle avec Dieu.

Si vous avez été abusée dans le passé, il est temps de toucher ces mauvaises racines. Ce ne fut pas de votre faute et vous n’avez pas mérité ce que vous avez vécu. Laissez-nous vous aider à gérer cela. Le 26 Novembre, le Sisterhood et la Femme V vont «Se lever contre la violence domestique», un événement qui vaut la peine de participer. Cet événement aura lieu dans plusieurs pays.

Informez-vous auprès du Sisterhood le plus proche de chez vous. Dans cet événement, nous donnerons à toutes les femmes les instruments nécessaires pour se débarrasser de ce passé violent ainsi que des forces pour vivre la vie qu’elles méritent. Indépendamment de ce qu’elles ont subi.

Connaissez-vous quelqu’un qui a besoin de cette aide? Invitez-la.

Je participerai et vous?

Méchanceté

Une fois, il y a longtemps, j’ai acheté un livre pour me distraire au cours d’un long voyage que j’allais faire. Je ne savais pas quel était le sujet du livre, je savais seulement que c’était basé sur l’histoire de la vie réelle de l’auteur, qui était anonyme. Cela m’a intéressée, et j’ai pratiquement dévoré le livre. Je ne me souviens pas du nom du livre et même si je m’en souvenais, je ne le recommanderais pas, parce que la fin du livre est très déprimante et j’ai fini par me sentir ainsi.

C’était la vraie histoire d’une femme qui a été sexuellement, émotionnellement et verbalement abusée depuis son enfance. A cette époque, ce sujet n’étais pas encore très abordé et j’ai été choquée de voir que l’être humain était capable de faire de telles choses. Mon cœur et ma tête ont été ébranlés. Quelques mois après, à l’époque où je répondais à plusieurs centaines d’e-mails par semaine, je suis tombée sur un SPAM qui m’a complètement effondrée, c’était une photo d’une petite fille en train d’être abusée. J’ai paniqué, j’ai couru vers les bras de mon mari en pleurs et lui même a dû effacer cette image de mon ordinateur. Cette horrible photo est restée gravée dans ma tête longtemps.

Maintenant imaginez: je n’ai jamais vécu une telle violence et je suis restée si affectée juste en lisant l’histoire. Et qui a déjà subit cela? Nous avons déjà reçu des femmes qui ne parlent pas de ce passé humiliant, mais elles le révèlent à travers la façon dont elles gèrent leur présent. Ce sont des femmes belles et intelligentes, mais qui n’arrivent pas à pardonner et qui ont un visage triste, même en souriant. Elles n’arrivaient pas à aborder le sexe opposé, comme s’il y avait quelque chose de caché. Elles ont levé des murailles autour de leur cœur, qui ne leur permettent pas d’avoir une relation saine. Ce sont des femmes frustrées, qui n’arrivent pas à regarder de l’avant, car leur passé est toujours présent.

Comment laisser ce film d’horreur que vous avez vécu derrière vous et construire le présent et l’avenir que vous méritez d’avoir? Comment sortir d’une relation qui vous blesse? Comment développer la force nécessaire pour vous en sortir sans avoir peur du lendemain?

La suite bientôt.

L’amour en Ruines – La tasse de thé

Chaque partie de lui se sentait humiliée. Carl voulait vraiment disparaître, prendre de l’air et ensuite revenir vers une autre réalité. Son épouse n’était pas la jeune femme qu’il avait rencontrée au centre commercial, la jeune femme innocente qui travaillait pour payer ses études à l’université. Elle l’a trompé tout ce temps, lui faisant se sentir un mauvais mari. Il avait essayé d’être un bon mari, même avant de rencontrer Jésus. Il avait fait de son mieux, mais rien n’était suffisant. Son passé était toujours là, entre eux.

Il s’est fait une tasse de thé, il s’est assis à la table de la cuisine et il commença à prier : « Mon Dieu, je déteste penser de cette façon, je sais que j’ai tort, je T’en prie viens m’aider à comprendre tout cela. Juste au moment où je pensais que Tu allais transformer mon épouse, cela arrive. Comment puis-je accomplir mon rôle de mari si tout ce que je ressens pour elle, c’est de la pitié ? J’ai pitié d’elle et de moi. Certes, les choses ne se déroulent pas comme j’avais prévu… » Il avait les larmes aux yeux.

Carl a entendu du bruit dans l’escalier, quelqu’un descendait. Il a rapidement séché ses larmes, il se leva et il commença à laver sa tasse.

« Carl je croyais que tu allais passer la nuit avec Lizzy. » Dit Monsieur Stafford.

« Oui, je vais y aller. » Il ne s’est pas retourné, il ne voulait pas regarder son père.

« Ta mère à entendu du bruit, je pensais qu’elle rêvait. »

« Comment va-t-elle aujourd’hui ? »

« Elle va bien. Les choses ne sont plus pareilles. Elle déteste rester au lit, tu le sais ? » Monsieur Stafford sourit, il voulait s’approcher de Carl, mais pour quelque raison, son fils était en train de l’éviter.

“Le médecin a-t-il dit quand est-ce qu’elle pourra marcher à nouveau ? »

« Il a dit que cela peut prendre du temps. Sa jambe droite est encore assez faible. J’ai commencé à faire quelques exercices avec elle, ainsi que l’onction d’huile depuis la semaine dernière. Nous avons déjà vu quelques améliorations… » Il avait besoin de changer de sujet. Son fils n’était pas tellement intéressé par cela. « Donc, as-tu parlé avec Lynn aujourd’hui ? »

« Elle est ici.’’ Il se retourna.

« Oh, il y a eu du progrès entre vous deux ? »


« Eh bien, je crois qu’on peut dire que oui. » Bien sûr. A quoi pensait-il ? Bien sûr ! Ce n’est qu’à ce moment qu’il a réalisé que son épouse venait de lui ouvrir son cœur pour la première fois. Cela était un énorme progrès ! Il a regardé son père et a décidé de tout lui raconter, peut-être qu’il pourrait trouver un peu plus de sagesse auprès de lui. « Papa, mon épouse n’est pas la femme que je croyais. » Il s’est assis et Monsieur Stafford aussi.

« Aujourd’hui, elle m’a raconté son passé. Elle a été violentée et elle a vécue dans la prostitution. » Carl fixa les yeux de son père pour voir sa réaction, mais il n’en a eu aucune.

« Mon fils, cela ne me surprends pas. »

« Que veux-tu dire papa, étais-tu au courant ? »

« Non, mais son comportement montrait qu’elle avait une grande blessure. Toutes ses années, elle a essayé de la guérir avec un mari et un enfant, mais cela ne fut pas assez. Elle a donc pensé qu’en revenant sur son passé, elle pourrait se soigner. Mais cela n’a pas marché non plus… Tu vois, elle a beaucoup souffert et rien ne peut la guérir, si ce n’est Dieu. »

« J’ai essayé de lui parler de Dieu, mais elle ne veut rien savoir. » Carl baissa les yeux, il se sentait déçu à ce sujet.

« Peut-être qu’elle a besoin de temps pour Le voir à travers toi. »

« Lorsque je la regarde, je vois quelqu’un en train de se noyer mais lorsque je lui tends ma main et qu’elle ne veut pas la tenir, c’est comme si elle voulait mourir. » Il commença à se lâcher. « Je vois aussi quelqu’un que je connais à peine, elle m’a trompé, elle m’a blessé, père. » Il dévia le regard, c’était très difficile de parler.

« Fils, tu dois arrêter de penser à toi. Il ne s’agit pas de toi, mais d’elle. Elle n’a jamais voulu te blesser, ne vois-tu pas ? Elle a été blessée et la seule façon qu’elle a trouvé pour se défendre est de blesser les autres. » Monsieur Stafford à enlacé son fils et pour un moment, il ne voulait pas le laisser partir. Son père avait raison, il fallait penser à Lynn. Elle avait besoin de lui.

Carl avait tout essayé pour l’aider, mais jusqu’à présent, il était encore blessé. Il avait besoin de lui pardonner.

L’amour en Ruines – Le bain

Il faisait froid et il pleuvait. Lynn quitta l’hôpital avec le cœur angoissé. Elle pensait que si elle racontait son passé à Carl, elle allait réussir à tout laisser derrière elle, mais non. Elle se sentait même pire. Elle ne méritait pas d’appartenir à cette famille, ils ne l’auraient certainement pas choisi s’ils savaient qui elle était. Elle ne s’inquiétait pas de rester trempée, elle le méritait de toute façon. Alors une idée est venue à son esprit, et si elle partait ? Mais, et Lizzy ? Elle ne pouvait pas abandonner Lizzy, au moins pendant qu’elle était à l’hôpital.

Il ne semblait pas pleuvoir aussi fort à l’hôpital, elle avait besoin d’un taxi, mais il y en avait aucun. Quelque chose explosait à l’intérieur d’elle, elle voulait pleurer, crier, mourir. Elle tomba à genoux en plein trottoir. Quelques personnes ont essayé de l’aider, mais elle ne voulait pas se lever, elle voulait rester là, dormir là et peut-être en finir avec toute sa souffrance, là. Elle savait que les personnes parlaient d’elle, mais elle était indifférente. Elle était trempée, cependant sèche, très sèche à l’intérieur.

D’un coup, elle a senti une main la toucher. Lorsqu’elle s’est retournée, son cœur s’est fendu. « Laisse-moi tranquille Carl. »

« Lynn, je t’emmène à la maison. » Carl n’était pas en colère, il n’était pas comme elle pensait.

« Je ne veux pas. » Elle a menti, car elle voulait parler avec lui de ce qu’elle lui avait raconté.

« Viens avec moi. » Il l’a prit dans ses bras et pour la première fois dans sa vie, elle s’est sentie en sécurité.

Le silence à dominé leur retour à la maison, il y avait beaucoup d’embouteillages. Elle voulait parler, il y avait beaucoup de choses encore à lui raconter mais, et s’il était encore en train d’assimiler tout ce qu’elle lui avait déjà dit ? En plus, après cette scène sur le trottoir, il devait certainement être fâché avec elle.

« Pardonne-moi Lynn, j’aurais dû parler quelque chose avant. » Carl soupira. « Maintenant, je comprends tout ce qui nous est arrivé, il y avait beaucoup de choses cachées à l’intérieur de toi pendant tout ce temps, c’est comme si tu étais en train d’appeler à l’aide mais je ne t’ai jamais entendu. »

« Carl, j’ai peur de ne jamais changer. Je ne me sens pas mieux après t’avoir raconté mon passé. C’est comme s’il était toujours là, en train de me détruire à l’intérieur. »

« Mais cela va bientôt finir, je te le promets. »

« Comment peux-tu me promettre quelque chose que tu ne peux pas accomplir ? »

« Moi non, mais Dieu oui. »

« Je t’en prie, ne me parle pas de Dieu, pas maintenant. Je suis fatiguée d’entendre parler de Lui, a-t-Il fait quelque chose pour moi ? »

« Il t’a mis sur mon chemin. »

« Juste pour détruire ta vie. »

« Ce n’est pas vrai. Tu n’as pas détruit ma vie, sauf que je ne savais pas comment faire pour t’aider, jusqu’à ce que je L’aie rencontré. »

« Tu ne peux pas m’aider, personne ne peut. Depuis que… » Elle a fait une pause. « Depuis que mes parents sont morts, j’ai souffert entre les mains de tous les hommes que j’ai connu – tu as été le seul qui m’a aimée. » Elle tourna le visage et avec les yeux remplis de larmes, elle a continué : « Tu mérites quelqu’un qui t’aime également. »

« Tu m’aimes. »

« Je ne sais pas Carl, je me demande si je ne suis pas en train de me servir de toi comme j’ai fait avec les autres hommes avant toi. »

« Tu m’aimes, mais tu ne le sais pas. Tout va bien se terminer, je t’emmène à la maison, tu vas prendre un long bain chaud et dormir. »

Lynn ne croyait pas, qui était cet homme qui ne se fâchait pas avec tout ce qu’elle disait ? Si Dieu l’a mise sur son chemin, que pensait-Il ? Carl méritait quelqu’un bien meilleur, quelqu’un comme Anna peut-être…

Ils sont arrivés à la maison, elle était trempée. Il l’a pris dans ses bras et l’a portée en haut, il a remplit la baignoire et l’a aidée à se déshabiller. Personne n’avait jamais prit soin d’elle de cette façon, ses yeux étaient remplis de larmes, elle n’avait pas les mots pour exprimer ô combien elle était reconnaissante pour sa tendresse, définitivement, elle ne le méritait pas.

Dans le lit, il l’a couverte et lui a donné un bisou de « bonne nuit ». Elle voulait lui demander de rester, elle voulait passer la nuit avec lui, mais il était trop tard, il était déjà parti.

L’amour en Ruines – Le passé

« Que sommes-nous en train de faire ? » Lynn s’est immédiatement éloignée, elle regarda Lizzy et pleura.

« Lynn, je suis sûr que Lizzy aimerait nous voir en train de nous embrasser… » Carl l’a consolée.

« Je sais qu’elle aimerait mais… Je ne crois pas que cela soit correct, je veux dire, avec elle dans cette situation. Oh Carl, tout est de ma faute, si je n’étais pas parti, si je n’avais pas quitté l’église ce jour là, si je … » Carl l’a interrompue : « Peu importe Lynn. Ce qui est arrivé, est arrivé et nous ne pouvons rien faire d’autre qu’essayer d’apprendre avec cette situation. » Elle s’est assise sur le petit canapé à côté du lit de Lizzy.

Il a prit sa main et lui a dit : « Je veux que tu reviennes. »

« Moi aussi, vraiment… Mais c’est difficile d’oublier mon passé… » Elle pleura.

« Je sais que ton passé fait partie de toi, mais Dieu veut t’aider à le laisser derrière toi, ainsi comme Il a fait avec moi. »

« Je doute que tu aies un passé que tu regrettes… Ou si ?

« Bien sûr que si, tout le monde en a. Pour commencer je n’ai pas été le mari dont tu avais besoin. »

« Oui, tu l’étais, mais je ne te méritait pas. » Elle a tourné le visage. « Il y a des choses à mon sujet que tu ne sais pas, des choses honteuses dont je n’arrive pas à rester un jour sans y penser. » Elle a respirée profondément, il continua à l’écouter. « Tu sais lorsque j’ai été adoptée, puis mes parents adoptifs sont morts et je suis allée habiter de maison en maison chez mes êtres chers… Bien, ça c’est ce que je me racontais à moi même. La vérité est que… » Elle sanglotait, c’était très difficile de dire ce qu’elle avait à dire.

« Lynn, tu n’as pas besoin de parler de cela aujourd’hui. » Dit Carl doucement dans ces oreilles, il voulait continuer ce qu’ils avaient commencé quelques minutes en arrière.

« Je dois parler Carl, sinon cela va toujours rester entre nous. Je dois laisser cela derrière moi, pour nous et pour notre fille. » Elle s’est levée, elle est allée près de la fenêtre pour ne pas regarder Carl pendant qu’elle racontait son histoire. « A 15 ans je ne connaissais personne. Mes parents adoptifs n’étaient pas très proches de leurs êtres chers, alors je les ai juste rencontrés le jour des funérailles, seulement ceux qui n’avaient rien à faire ce jour là étaient présents. Il y avait un oncle, un frère de ma mère, qui m’a emmenée chez lui, et la première nuit que je suis restée chez lui, il est venu dans ma chambre. » Elle s’est arrêtée, car elle espérait ne pas avoir besoin de raconter les détails pour que Carl comprenne. Mais il était en silence. « Il m’a violentée et il m’a menacée de me mettre à la porte si je ne lui donnait pas ce qu’il voulait toutes les nuits. Cela a duré quelques semaines jusqu’à ce que je n’arrive plus à le supporter et je suis allée chez mes supposés « grands-parents ». Et mon « grand-père » m’a également violentée. A 16 ans je me suis enfuie de la maison et j’ai fini dans une boîte de nuit. Je me haïssais, je voulais me détruire. A partir de là j’ai tout fait pour détruire ce qui restait de moi. »

Le monde de Carl est rapidement resté tête à l’envers, il se sentait étourdi et il a respiré profondément. « Lynn, tu as subi tellement de choses… » Il ne savait pas quoi dire, il était en état de choque. Il s’était marié avec quelqu’un qu’il ne connaissait pratiquement pas. Il l’a enlacée, attendant que ce geste parle plus que quelques paroles.

« Carl, lorsque je t’ai quitté, je voulais rencontrer mes vrais parents et comprendre pourquoi ils ont permit que je vive cette vie. Je croyais ne pas te mériter, ne pas mériter Lizzy, ni tout ce que j’avais. Je me sentais une « mauvaise fille » emprisonnée dans le corps d’une « épouse heureuse ».

Il pleurait, il voulait avoir les mots corrects pour lui parler, mais il n’avais pas, il n’avait rien. Il était en état de choc. Il s’était marié avec une inconnue, pratiquement une prostituée. « As-tu été une prostituée ? » Il s’est senti horrible dès qu’il à prononcé ces mots.

« Oui Carl, j’ai consommé des drogues et de l’alcool aussi, j’ai vécu une vie complètement indécente jusqu’à plus au moins un an avant de te rencontrer. » Elle continua: « J’ai rencontré un homme qui est tombé amoureux de moi et qui m’a fait sortir de cette vie. Il m’a emmenée en Atlanta et il m’a aidé à trouver un emploi dans un centre commercial. Dès que j’ai eu les conditions de louer ma propre maison je l’ai quitté. Je me suis sentie horrible, mais je ne l’aimais pas – alors je me suis servie de lui. Ainsi comme je me suis servie de Josh. »

Tout allait très vite, qui était Josh ? Carl voulait partir. Il a oublié sa foi, il a oublié son amour. Elle l’a regardé et lui a dit : « Tu n’a pas besoin de rester avec moi, de toute façon j’ai toujours pensée que cela n’allait pas durer longtemps. » Elle a fait semblant de ne pas s’inquiéter et il le savait, il pouvait le voir dans ses yeux.

« C’est mieux que tu rentres et que tu te reposes. Je vais rester ici et nous parlerons plus demain. » Dit Carl en regardant ailleurs, il n’arrivait plus à la regarder dans les yeux, il avait besoin de prier, il avait besoin de recharger ses forces, car tout à été trop rapide.

L’amour en Ruines – Le Baiser

« Josh, je ne peux pas te voir, je t’en prie tu dois comprendre. » A froidement répondu Lynn à son troisième appel ce jour-là. Il ne voulait pas abandonner! Elle voulait oublier cet épisode de sa vie, mais il continuait à lui rappeler chaque fois qu’il appelait. Quel homme embêtant! Pensa-t-elle.

« Lis, tu as une dette envers moi. J’ai fait les démarches pour annuler ton contrat de travail et ton bail, j’ai même rangé tes affaires. Je pense que tu es un peu cruelle avec moi, tu devrais au moins être reconnaissante. » Josh devenait fou, cette femme commençait à lui taper sur les nerfs.

« D’accord, d’accord… Nous pouvons nous rencontrer, mais pas à la maison. Je te rejoins à l’aéroport et ensuite nous irons dîner quelque part. » Soupira-t-elle.

« Hé, je ne veux pas une faveur ! Je pensais que nous étions amis, mais là honnêtement, tu me fais sentir un moins que rien. » Il était fâché, vraiment fâché.

« Josh, je t’en prie ne prends pas de cette façon. Il y a beaucoup de choses que je ne t’ai pas racontées. Peux-tu juste me faire confiance, s’il te plaît? »

« J’arrive ce vendredi à 20h, soit à l’aéroport alors. » Josh raccrocha. Il était en colère et elle devrait le savoir.

Génial, vraiment génial. Maintenant, comment allait-elle faire pour tout expliquer à Josh? Si seulement il savait qu’elle ne s’appelait pas Lis, qu’elle était toujours mariée, bien que séparée en ce moment, qu’elle avait un enfant et une vie totalement différente de celle qu’il pensait… Son cœur battait plus fort, que devrait-elle faire, lui dire la vérité ou continuer à faire semblant ?

Une douce voix interrompit ses pensées. « Madame Stafford ? »

Lynn se retourna et a reconnu la jeune femme, quel était son nom déjà ? « Oui. »

« Je m’appelle Kerry, je suis de l’église que Carl fréquente, c’est un plaisir de vous rencontrer. » Elle lui tendit la main pour une poignée de mains. Lynn lui serra la main en souriant, mais en se demandant pourquoi était-elle là.

« Ah oui, je me souviens de vous, Carl m’a dit que vous aviez fréquenté le groupe jeune ensembles. C’est un plaisir de vous rencontrer, également. »

« Oui Carl et moi étions amis, en fait, nous le sommes encore. Je voudrais juste voir comment va Lizzy, je suis l’une de ses monitrices à la Petite Ecole Biblique, elle nous manque beaucoup. Les enfants et moi prions pour elle depuis ce qui s’est passé. »

« Oh, merci. Lizzy a vraiment besoin de vos prières » Mais ce qu’elle voulait vraiment savoir c’était ô combien cette femme était proche de son mari, maintenant qu’il était revenu à l’église.

« J’ai apporté une carte que les enfants ont préparé pour elle. » Kerry lui a donné une magnifique carte très bien coloriée. A l’intérieur il y avait un message de chaque enfant de l’église et quelques dessins de Lizzy.

« C’est vraiment gentil, merci encore… Parlez-moi un peu de vous, Carl ne m’a jamais beaucoup parlé de vous. » Lynn l’a regardée dans les yeux.

« Oh, nous sommes amis depuis longtemps, mais quand il a quitté l’église, nous avons perdu le contact. Et nous avons recommencé à parler maintenant… Il a tellement changé. » Kerry sourit, elle se souvenait ô combien il était mondain lorsqu’il participait au groupe jeune.

« Vraiment ? Quels changements avez-vous vu en lui ? »

Kerry ne comprenait pas le pourquoi de ces questions. Elle pensait que Lynn serait reconnaissante de cette visite… « Eh bien, il est plus spirituel maintenant. Il ne regarde plus juste sa propre vie… En fait, ce que je veux dire, c’est qu’il n’est plus aussi égoïste. Dernièrement, il nous a beaucoup aidé à l’église. Vous devez être très fière de lui. » Ups, peut-être qu’elle n’aurait pas dû ajouter ce dernier commentaire. Madame Stafford ne semblait pas très enthousiasmée.

Travaillez-vous souvent ensemble ? » La jalousie de Lynn commencé à devenir tout à fait évidente, mais peu importe, elle avait besoin de savoir ce qui se passait pendant qu’elle était à l’hôpital avec Lizzy tous les jours.

« Juste à l’église, avec d’autres membres évidemment … » Le silence a dominé la chambre, elles n’étaient plus très à l’aise l’une avec l’autre. « Ce fut un vrai plaisir de vous rencontrer, je pense que s’est mieux de partir maintenant. » Kerry a serré la main de Lynn et s’en alla.

Que faisait Carl à église alors que son enfant était à l’hôpital ? Il devrait être là, il devrait pleurer avec elle. Elle ne pouvait plus supporter cette chambre, c’était angoissant. Lizzy ne bougeait pas, ni même un peu… Peut-être que Lynn était en train de mourir dans cette chambre également. Elle a pris le téléphone et a appelé Madame Stafford, elle avait besoin de lui parler, elle était là depuis si longtemps déjà.

« Laissez votre message après le bip sonore, s’il vous plaît. » Elle est tombée sur la boîte vocale. « Bonjour Madame Stafford, c’est moi Lynn… J’aimerais vous parler un peu, je suis désolée je n’ai pas été très disponible ces derniers temps… Je me demandais si nous pourrions passer un peu de temps ensemble, appelez moi dès que vous le pouvez. » Elle a raccroché. Qu’elle heure était-il ? Elle regarda sa montre et il était encore 18h, c’était comme si la journée ne finissait pas. Peut-être qu’elle pourrait rentrer chez elle ce soir pour se reposer dans un vrai lit, et Carl pourrait passer la nuit auprès de Lizzy. Au moins un soir. Elle l’a appelé pour en parler.

« Salut Lynn, quoi de neuf ? » Carl semblait si heureux, qu’est-ce qui ne va pas chez cet homme ?

« Salut Carl. Je me demandais si tu ne voudrais pas passer la nuit avec Lizzy pour que je puisse me reposer un peu. Puis je reviendrais demain. »

« Bien sûr Lynn, je me demandais quand est-ce que ce serait mon tour. Je reprends mon travail à 10h, crois-tu pouvoir être de retour à 9h30 ? »

« Oui, certainement. A propos, ton amie Kerry est passé ici il y a quelques minutes. Elle a apportée une carte de l’église pour Lizzy… »

« Oui, elle m’avait demandée des nouvelles la semaine dernière et je lui ai donné l’adresse de l’hôpital. »

« Oh, autre chose, j’ai un rendez-vous vendredi soir, penses-tu pouvoir y rester encore avec Lizzy ? » Lynn espérait que Carl ne soupçonne rien d’erroné.

« Vendredi soir… Je pense que je peux décaler ce que j’ai à faire. »

« Pourquoi, tu travailles ? » Demanda-t-elle.

« Non, pas vraiment, c’est juste que j’avais dit à Kerry que je l’aiderai à préparer un événement pour dimanche. »

« Oh… »

« Mais ce n’est pas grave, je l’aiderai samedi.

Lynn a commencé à préparer ses affaires, elle a essayé de ne pas y penser, mais c’était plus fort qu’elle. Carl passait trop de temps avec Kerry. Peut-être qu’elle devrait commencer à aller à l’église, au moins le dimanche, juste pour être là et faire cette femme s’éloigner. Elle embrassa Lizzy et lui dit dans ses oreilles : « Tu vas beaucoup me manquer ma chérie, maman va se reposer ce soir et sera de retour demain. Papa va bientôt arriver… Je t’aime. »

Carl était déjà à la porte, aussi fou que cela puisse paraître, il enviait Lizzy à cet instant, car elle avait ce qu’il voulait, elle avait l’amour de Lynn.

« Carl, je ne t’ai même pas entendu arriver ! »

« Ne t’inquiète pas pour nous, “maman”, ça va aller » Il s’est approché de Lizzy et l’embrassa. Lynn était encore très proche lorsque Carl se leva, ils se sont regardés dans les yeux, et de toute évidence leur passion était toujours là. Carl s’est approché de Lynn et l’a embrassée sur les lèvres. Elle n’a pas résistée, au contraire, elle ferma les yeux et l’embrassa avec ferveur.

L’amour en Ruines – L’accident



Le téléphone de Carl a sonné, c’était Anne. Il ne voulait pas répondre et il le laissa sonner.

« Tu ne vas pas répondre ? » Demanda Lynn, regardant vers l’autre côté.

« Non, non. »

« Ce sont tes parents ? »

« Non. »

« Oh, oui… C’est Anna n’est-ce pas ? »

« Lynn, à propos d’Anna, … Nous ne sommes plus ensembles, en fait, nous n’avons jamais été… Je l’ai viré hier. »

Elle n’a rien dit, que pensait-elle? Carl avait besoin de faire quelque chose, les choses ne marchaient pas comme il avait prévu. «Seigneur que dois-je faire, je T’en prie aide-moi à parler avec mon épouse ». Pria-t-il en lui-même. Il la regarda une fois de plus et continua à prier. «Qu’est-ce qui se passe à l’intérieur d’elle Seigneur, comment puis-je l’aider?»

« Carl, je sais que tu veux arranger les choses et je vais être honnête avec toi, moi aussi, mais j’ai peur. »

« Peur de quoi ? »

« Mon passé me tourmente tous les jours et lorsque je t’ai quitté je pensais pouvoir résoudre cela, mais cela n’a fait qu’empirer… Certaines choses se sont produites avec moi lorsque j’était enfant, des choses que je n’ai jamais raconté à personne… » Elle fit une pause.

Mais le téléphone sonna encore. Cette fois-ci c’était Madame Stafford. Carl n’a pas répondu. Lynn pensait que c’était encore Anna, elle a pris le téléphone et lorsqu’elle a vu que c’était la mère de Carl, elle a immédiatement répondu. « Allô? »

« Lynn ma chérie, quelque chose de terrible vient de se produire. C’est Lizzy. »

« Qu'est-ce qui se passe avec Lizzy ? »

« Une voiture l’a renversée devant l’église. Nous sommes en train d’aller à l’hôpital. » Madame Stafford était nerveuse, elle ne savait pas comment dire ce qu’elle avait à dire…

« Est-elle blessée ? »

« Elle est inconsciente pour le moment, nous ne savons pas si c’est grave… Rejoignez-nous à l’hôpital Mell, nous parlerons plus là-bas. »

Lynn a raccroché et a commencé à pleurer. « Lizzy a été renversée, nous devons aller à l’hôpital Mell tout de suite ! »

Carl a accéléré, son cœur été lourd. « Je T’en prie Seigneur ne prends pas ma fille », c’était tout ce qu’il arrivait à parler avec Dieu. Lynn avait besoin qu’il soit fort maintenant et il a décidé de l’être, bien qu’il ne sache pas quoi dire.

L’hôpital était proche et ses parent étaient déjà arrivés, il a vu leur voiture à l’entrée et il a stationné derrière, il n’avait pas le droit, mais peut importe. Ils coururent vers l’hôpital et ils ont tout de suite aperçu Monsieur Stafford à la réception.

« Papa, que c’est-il passé ? Lizzy va bien ? »

« Mon fils, elle a été reçu maintenant, je ne sais pas. Elle n’était pas… Elle n’était pas réveillée lorsque nous l’avons emmené. » Il n’arrivait pas à regarder Carl, il n’avait pas la force.

« Je veux la voir, où est-elle ? » Lynn était évidemment très nerveuse, il y avait quelque chose qui faisait Carl penser qu’elle le croyait coupable pour cela, après tout, c’était son idée de laisser Lizzy avec ses parents à l’église.

Le médecin ne leur a pas permis de voir Lizzy, pendant qu’ils étaient tous dans la salle d’attente, Lynn marchait d’un coté à l’autre et tous types de pensées venaient dans sa tête. Et si Lizzy meurt ? Elle garderai ce fardeau toute sa vie. Si seulement elle était restée avec elle, comme elle avait prévu. C’était la faute de Carl, oui c’était sa faute. Il l’a forcé de laisser Lizzy avec ses parents, comment a-t-il pu faire une chose pareille ?

Une heure c’était comme une journée, le médecin est venu à leur rencontre pour apporter des nouvelles…

« Votre fille est tombée dans le comma. Nous continuons à faire quelques examens, il semble que le traumatisme a été très sévère au niveau de la tête. Nous faisons tout notre possible pour l’aider, mais comme vous pouvez imaginer, nous avons besoin qu’elle reste ici un certain temps. »

« Un certain temps ? Combien de temps exactement ? » Demanda Lynn.

« Cela peu prendre quelques heures, un jour, quelques jours, quelques mois ou quelques années. Nous ne savons jamais dans les cas comme celui-ci… »

« A-t-elle une lésion cérébrale ? » Demanda Carl.

« Selon les examens que nous avons fait jusqu’à présent, non, mais nous avons besoin de faire d’autres testes… Les parents peuvent la voir maintenant, si vous voulez. »

Les deux sont allé et lorsque Lynn a vu sa fille, elle a commencé a pleurer et Carl l’a serré dans ses bras avec les larmes aux yeux. Il n’avait jamais imaginé qu’aujourd’hui, le jour où il s’est revenu à Dieu, serait le jour qu’il allait affronter tout cela. Il avait besoin de prier, il avait besoin de réponses.

La suite demain.

Jeûne des 21 Jours - Jeune





«Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir.» Ecclésiaste 12.1

Récemment, j’ai réussi à rassembler tous mes albums de famille. Et en regardant toutes les photos, une par une, j’ai rendu gloire à Dieu pour tous les bons souvenirs. Je connais certaines personnes qui n’aiment pas entendre parler du passé heureux des autres, comme si le passé devrait être quelque chose de négatif. Je ne suis pas d’accord, bien que je ne vive pas dans le passé pour des raisons très claires – je suis au présent, et maintenant j’ai besoin d'aller de l’avant.

Je crois que les personnes ont besoin de comprendre une chose. Notre vie est le résultat de nos choix. Oui, ce n’est pas tout le monde qui naît avec les mêmes «privilèges», mais le fait est que cela n’apporte pas automatiquement le bonheur. Je connais plusieurs personnes qui ont eu tout mais cela ne fut pas assez, elles avaient une famille parfaite, des conditions financières parfaites et une santé parfaite… Et si elles font seulement des mauvais choix?

Mon enfance a été heureuse à cause de la foi de mes parents. Ma jeunesse a été heureuse à cause de mes propres choix. J’ai décidé d’aller contre le courant et me garder d’avoir plusieurs petits amis. J’ai choisi d’écouter les conseils de Dieu à travers mes parents, aller à l’église, devenir une chrétienne, vivre la foi et rester loin des personnes et des choses qui pouvaient être mauvaises pour moi. Mes parents ne m’ont pas imposée leurs choix, j’ai été assez intelligence pour faire les bons choix et donc j’ai cueilli les fruits, les vrais bons fruits.

L’autre jour, comme d’habitude, j’ai été «interviewée» une fois de plus dans un magasin. Les vendeuses ont adoré mon maquillage, mes vêtements, mon sac à main… Alors, elles ont commencé à me poser des questions… «Vous êtes d’où? Que faites-vous à Houston? Vous êtes mariée depuis combien de temps?» Et là, elles sont restées étonnées. La vendeuse est restée bouche ouverte lorsque je lui ai dit mon âge, que j’étais mariée depuis 20 ans et que j’avais un fils de 18 ans. Elle ne voulait pas croire, elle pensait que j’inventais. J’ai dû parler sérieusement et lui dire que tout cela était le fruit de ma foi en Dieu.

Quand est-ce que les personnes vont comprendre que c’est vous qui décidez qui vous voulez être? Je n’ai pas vieilli autant que certaines femmes de mon âge parce que j’ai décidé de m’éloigner des mauvaises choses – juste ça. Je ne suis pas chanceuse, je suis intelligente. Boire, fumer et laisser mon cœur être brisé par plusieurs rencontres qui n’ont pas marché sont quelques exemples de choses auxquelles je n’ai jamais goûté dans ma vie.

Le jour de mon mariage, j’étais vierge, et le seul homme que je connais, c’est l’homme de ma vie. J’ai décidé de faire les choses à la façon de Dieu et voici le résultat. Certaines personnes pensent que vivre à la façon de Dieu est carré et ennuyant, je me demande pourquoi, si elles n’ont jamais essayé. Seulement celles qui décident de garder leur jeunesse pour Dieu peuvent en parler, et je suis une d’entre elles.


Tâche d’aujourd’hui:

Peut-être vous auriez aimé savoir cela plutôt mais ce qui compte c’est que vous le savez maintenant. Vous ne pouvez pas changer les mauvaises décisions que vous avez prises auparavant, mais et celles d’aujourd’hui? Vous pouvez commencer un nouveau passé aujourd’hui.

Jeûne des 21 Jours - Accusée

«Ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu? Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.» Jean 8.4-9
Premièrement, ce que vous devez comprendre, c’est qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous accuser. Vous n’avez pas besoin d’être surprise en adultère pour cela. L’être humain a hérité cette habitude du diable et certaines personnes aiment faire cela. Parfois, elles vous jugent juste parce que vous êtes belle.

Deuxièmement, ces personnes rassemblent souvent une foule à eux pour les soutenir dans leurs jugements. Cela leur donne un sentiment de puissance, comme si elles étaient supérieures.

Troisièmement, elles utilisent la religion pour se justifier. En fait, ce genre de personnes est souvent religieux. Les personnes qui ne croient pas en Dieu jugent moins que celles qui disent croire en Lui, bizarre non?

Jésus ne s’est pas uni à eux, Il n’a fait aucun commentaire sur ce qu’ils disaient. Au lieu de cela, il a commencé à écrire par terre, comme s’Il disait «Je ne veux rien savoir». Mais ils ne L’ont pas lâché, ils ont insisté pour qu’Il réponde quelque chose à cette question, après tout, ils voulaient Le tester et Le juger.

Alors, lorsqu’Il a vu qu’ils n’allaient pas abandonner, il leur posa une question. Les personnes intelligentes d’habitude font cela, n’est-ce pas? Elles répondent souvent avec une question, c’est quelque chose qui marche à chaque fois. Nous n’avons pas besoin de répondre à toutes les questions qui nous sont posées!

Et petit à petit, ils ont tous remarqué que les doigts qui étaient pointés vers la femme se sont pointés sur eux, donc ils sont partis, puisque ils n’avaient plus rien à dire…

Puis Jésus à posé une autre question, cette fois ci à l’accusée:

«Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée?» Elle était certainement en train de pleurer, désespérée, le visage couvert pour ne pas voir toutes les pierres qui lui seraient lancées, mais lorsque Jésus lui a posé cette question, elle a regardé et il n’y avait personne.

Voici la question qu’Il vous pose maintenant. Où sont ceux qui t’accusaient? Ouvre les yeux et vois – ils ne sont nulle part ! Puis Il continue disant: «Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.»

Tâche d’aujourd'hui:

Dieu ne regarde pas ce que vous avez fait, qui vous avez été, où vous avez été. Il vous suffit d’aller et de ne plus pécher.

L’amour en Ruines – L’église


«Bonjour!» Madame Stafford était si heureuse de savoir que Lynn avait dormi la nuit entière malgré le fait que Carl ne soit pas revenu. Elle savait que son fils allait bien, il n’était pas du genre à faire quelque chose de stupide juste pour rendre la monnaie à Lynn.

«Bonjour, Madame Stafford…» Lynn n’était pas si heureuse ce matin. Carl n’était pas rentré à la maison la nuit dernière et pour elle c’était comme un seau d’eau froide versé sur tout l’espoir que Madame Stafford lui avait donné la veille. Il était probablement avec Anna, il était probablement encore avec elle.

«Voulez-vous prendre le petit-déjeuner?» Madame Stafford sourit.

«Bien sûr, monsieur Stafford va se joindre à nous?»

«Oui, il finit de se préparer pour aller à l’église. Je vais bientôt me préparer aussi… En fait, pourquoi vous ne venez pas avec nous?»

«Je n’aime pas vraiment aller à l’église Madame Stafford, d’ailleurs j’avais prévu de passer toute la journée avec Lizzy avant de prendre mon vol de retour ce soir.»

«Oh, mais Lizzy a l’habitude d’aller à l’église avec nous le dimanche… Elle aime y aller. Et si vous veniez avec nous, après le culte nous irions déjeuner chez «Nelly» et vous pourriez passer le reste de l’après-midi au parc? Lizzy aime aller chez «Nelly», elle dit que cela lui fait se rappeler de vous… »

«C’est une bonne idée Madame Stafford, mais … Mais je n'ai pas vraiment envie d’aller à l’église. Lizzy pourrait manquer l’église aujourd’hui, non? » Lynn commençait à se sentir contrariée.

«Oui, si c’est ce que vous voulez…» Madame Stafford avait l’air déçue. Lynn pouvait remarquer ô combien l’église était importante pour elle, et elle ne méritait pas ce refus, pas après hier.

«Vous savez. Nous irons tous à l’église. Ce sera ma première fois, cela ne veut pas dire que je vais fréquenter, juste?» Lynn sourit.

«Juste.» Dit fermement Monsieur Stafford. Il portait Lizzy qui venait de se réveiller. «As-tu bien dormi cette nuit ? » Demanda-t-il à Lizzy.

«Oui! Très bien! J’ai beaucoup aimé dormir avec maman.» Puis elle regarda autour et demanda: »Où est papa?»

Tout le monde se regardait. Lynn n’arrivait même pas à lever la tête et Madame Stafford prit la parole: «Il avait quelque chose à faire Lizzy, il sera bientôt de retour.»

-

Carl arriva à l’église très tôt. Il a dû être l’un des premiers à arriver, ce qui signifiait qu’il allait avoir toute l’attention du pasteur sur lui, mais il était prêt. Il voulait s’engager avec Dieu cette fois-ci.

«Bonjour, je suis le pasteur Marcus, soyez le bienvenu.» Il tendit la main. «Comment vous appelez-vous?»

«Carl, c’est un plaisir de vous rencontrer pasteur. Vous devez connaître mes parents, ils fréquentent l’église régulièrement, Mr et Mme Stafford, vous les connaissez?»

«Bien sûr. Ils viennent presque quotidiennement. Votre mère m’a beaucoup parlé de vous, elle doit être très heureuse de savoir que vous êtes là aujourd’hui?»

«Elle ne le sait pas encore. Mais je crois qu’elle le sera lorsqu’elle le saura.» Carl sourit puis il continua: «Vous savez pasteur, je me suis éloigné de Dieu depuis longtemps… Mais je veux m’engager à Le suivre maintenant, pouvez-vous m’aider?»

«Vous êtes au bon endroit Carl. Venir à la Maison de Dieu est déjà un premier pas. Maintenant, ce que vous devez faire, c’est laisser votre passé dans les eaux du baptême. Vous avez besoin de vous baptiser et de commencer une nouvelle vie avec Dieu.»

«Je me suis déjà baptisé lorsque j’étais jeune, cela ne compte pas?»

« Non, puisque vous avez abandonné la foi. Le baptême signifie faire mourir la vieille nature et commencer une nouvelle vie avec Dieu. C’est à dire, vous vous engagez à vivre pour Dieu à partir de ce moment-là. Si vous vous êtes baptisé mais que votre vieille nature a repris de dessus, ce baptême n’a eut aucune valeur pour Dieu.» Les mots du pasteur ont été très forts.

«Je comprends… Je suis prêt. Cette fois-ci, je le veux vraiment.» Dit Carl en regardant dans les yeux du pasteur.

«D’accord. Nous aurons le baptême dimanche prochain, préparez-vous durant cette semaine. Sanctifiez-vous de tout ce qui vous lie encore au péché et éloigne de Dieu. Que ce soit une rancune, un ressentiment, l’orgueil ou une autre chose de ce genre.

Carl s’est assis sur les sièges de devant. Il avait besoin de réfléchir sur les derniers mots que le pasteur avait prononcé… Rancune, ressentiment, orgueil… Cela faisait encore partie de sa vie, parmi d’autres choses. Etait-il vraiment prêt à tout abandonner? Cela signifiait pardonner Lynn! Cela signifiait mettre de côté tout ce qu’elle lui avait fait, comme si rien ne s’était passé. Quel sacrifice… Il avait besoin de réfléchir encore un peu.

La réunion a commencé, lors de la première prière, c’était comme si le pasteur savait tout ce qu’il vivait, il a appelé devant ceux qui étaient en train d’affronter un moment difficile, Carl n’a pas hésité, il fut l’un des premiers à aller devant. C’est à ce moment que Lynn l’a vu.

«Lynn, regardez, Carl est ici!» Dit Madame Stafford très enthousiaste. «Il est venu, c’est un énorme pas pour lui. Dieu agit déjà en lui!» Elle ne pouvait pas empêcher les larmes de couler, Madame Stafford priait pour ce jour depuis si longtemps.

«Je le vois Madame Stafford.» Elle a fait semblant d’être heureuse, mais à l’intérieur, elle se demandait pourquoi. Pourquoi Carl était-il venu à l’église juste le jour où il n’est pas rentré à la maison? Etait-il si mal à l’aise d’avoir passé la nuit avec une autre femme? Quel hypocrite! Au moins, elle avait été honnête avec lui au sujet de ce qu’elle avait fait en sachant les conséquences. Elle n’a pas eu besoin de l’aide de Dieu pour cela.

Lorsque la prière s’est terminée, Carl retourna à sa place et d’un coup, il a vu ses parents et Lynn. Il ne pouvait pas attendre pour aller leur parler, mais il devait attendre la fin de la réunion.

Pas de demi-tour

L’un des souvenirs que me fait toujours rire, c’est lorsque nous nous perdions dans les rues de New-York en 1986, lorsque ma famille et moi avions déménagé là-bas. Mon père, comme «tous les bons hommes», entrait dans la voiture et commençait à conduire sans avoir aucune idée vers où nous allions, cependant il avait pleine confiance que d’une façon ou d’une autre, nous arriverions là ou nous voulions nous rendre.

Je me souviens d’ô combien je m’amusais en les voyant, lui et ma mère, s’arrêter toutes les cinq minutes pour demander des informations. Comme ils ne savaient pas parler anglais, le scénario était encore plus drôle. Après avoir reçu des informations de quelqu’un dans la rue, ils fermaient les fenêtres et se demandaient l’un à l’autre: «As-tu compris ce qu’il/elle a dit?»

Mais le plus intéressant de cela, c’était que mon père ne faisait jamais demi-tour lorsqu’il se trompait dans le chemin. Il préférait aller de l’avant et commettre d’autres erreurs que de faire demi-tour et revenir en arrière. Et il continue à appliquer ce principe jusqu’à aujourd’hui, ce qui pour moi a toujours été très difficile à comprendre. Bien sûr que parfois nous avons besoin de revenir en arrière, voir où nous avons failli, afin d’éviter de commettre la même erreur, mais mon père est différent, il dit toujours: «Chérie, le passé n’a plus importance, regarde de l’avant.»

Je vais être sincère avec vous, il y eu des moments où je n’ai pas aimé entendre ces mots. Je voulais penser à mon passé, comprendre pourquoi certaines choses se son déroulées de telle manière, méditer, parler à ce sujet et même penser aux façons dont j’aurais pu éviter certaines choses que j’ai faites. Mais finalement, j’ai compris que cela N’A AUCUN SENS, ainsi comme mon père a toujours dit.

Il a raison, le passé est passé. Toutes mes erreurs jusqu’à cette seconde ont déjà été commises, je ne peu rien faire à ce sujet. S’il y a des leçons à tirer, excellent, je vais les tirer, mais c’est tout, point final.

Réfléchissez avec moi… Avons-nous déjà pensé à prendre des photos d’un mauvais moment de notre vie? Bien sûr que non! Pourquoi nous ne le faisons pas ? Serait-ce parce que nous ne voulons pas nous souvenir de ces moments? Alors, pourquoi continuer à penser à votre passé, si vous ne voulez plus y retourner?

Si pas mal de personnes avaient laissé leur passé rester dans leur passé, elles auraient déjà vu des changements dans leurs vies. Le problème, c’est qu’elles aiment y retourner, et en parlent tout le temps, peu importe le sujet de la conversation. Le passé de ces personnes devient leur présent, c’est pour cette raison qu’il est si amère pour elles, et leur avenir ne sera certainement pas très diffèrent.

P.S. Voici quelques pasteurs et leurs épouses, de mon église au Texas. Ils ont tous le même esprit, ne pas regarder en arrière, juste aller de l’avant.